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Documentation Meazzi

Il s’agit d’une marque Italienne bien connue des amateurs de chambre d'échos, et c’est la famille MEAZZI qui en est à l'origine depuis 1926 sous l’impulsion d’Enrico Meazzi qui est un importateur et fabricant de montres, horloges, bijoux. Après la guerre les frères Remo et Marino Meazzi s’unissent pour créer FRAMEZ. Ce drôle de nom est issu de la contraction de Fratelli Meazzi. Les premières productions de guitares et de batteries apparaissent dans les années 50.

J'ai découvert au fil de mes recherches que MEAZZI n’aura jamais d’usine en propre et faisait fabriquer ses produits par des tiers possédant déjà les savoir-faire techniques. Ainsi la plupart des produits Meazzi seront conçus et fabriqués par des sous-traitants  et principalement la société Milanaise SEP (Sociéta Elettronica Palomba) qui est jusqu'à présent la seule connue, car son sigle apparaît sur certains modèles ... mais pas sur tous. Il me paraît raisonnable de penser que d'autres entreprises auraient pû fabriquer les machines MEAZZI dans le même temps que SEP.

Je formule cette hypothèse car de nombreux autres modèles différents vont se succéder dans un laps de temps trés court, et ne portent pas la mention "licence SEP".  Je pense à l'entreprise CALDIRONI qui existait déjà à l'époque de SEP (disparue en 1972), qui était liée à Meazzi et qui continua la fabrication des produits M3emthree bien après la disparition de Meazzi. Rappelons que les troisi M de M3 signifiaient "Meazzi Musica Milano".

Et les modèles Meazzi sont très différents entre eux,  de par leur présentation verticale ou horizontale, de par l'implantation de la mécanique sur le dessus ou à l'avant, à tambour ou à bande, de l'électronique, de par l'utilisation de matériaux divers pour la fabrication des coffrets bois ou métal, etc.... Mais ce n'est qu'une supposition.

La fratrie Meazzi se concentrera donc sur la création et le développement de ses produits ainsi que sur la distribution de produits tiers.

Nous ne nous étendrons pas dans ce chapitre, sur la production des guitares en collaboration avec Wandré, ou batteries, mais sur les produits électroniques adaptés aux instruments de musique et notamment sur les premières chambre d’échos qui ont fait leur apparition à la fin des années 50.

La réputation et le succès de cette marque provient de l’utilisation de ce matériel par Hank Marvin le guitariste soliste du groupe britannique «The Shadows». Il aurait en effet utilisé le premier modèle de chambre d’échos (qui n'a d’ailleurs jamais été labellisé Meazzi) qui a été commercialisé «pour la première fois en Angleterre» comme l'indique la publicité en 1959 par JMI (Jenning Musical Industries) sous le nom de VoxEcho. Ce premier modèle à tambour magnétique et à vitesse unique est quelquefois désignée sous le nom de modèle F (Framez) auquel je préfèrerais simplement modèle 1.

     

Voici ci-dessus, les publicités de l’époque qui indiquent «Now available for the first time in this country», et qui indiquent un prix élevé de 85 £ (prix identique à celui du Vox AC30 twin 4 entrées) qui pourrait être l’équivalent de 2450 € selon certaines sources (ce qui me paraît considérable). Pas vraiment à la portée de toutes les bourses ! Aucune autre documentation ou photographie d'un exemplaire de ce premier modèle F, qui ne fut probablement fabriqué qu’en quantité très limitée et importé en angleterre au compte-goutte compte-tenu de son prix. Autre hypothèse, c'est qu'une concurrence britannique existait déjà pour ces machines à échos, avec la marque Watkins qui commercialisait dès 1958 sa première Copicat. Selmer proposait lui aussi dans un temps assez proche son modèle TrueVoice Echo 200. Ces machines selon les informations recueillies étaient vendues en dessous des 40 £  soit moitié moins cher que leur concurrente italienne! Rapidement un second modèle est apparu cette fois sous le label «Jennings» avec une configuration assez différente et qui est assez communément appelé modèle J (Jennings) et qu'on pourrait appeler simplement modèle 2.. Sa présentation horizontale plutôt que verticale laisse l’accès libre au tambour magnétique et aux têtes de lecture situées sur le dessus pour la maintenance. Elle dispose de six têtes de lecture, et de deux vitesses de rotation.

C'est ce même modéle (images ci-dessous) qui a été acquis puis restauré avec talent par Phil Kelly qui nous en fait une très convaincante démonstration sur YouTube, couplé avec un VOX AC15 de 1960, et qui approche de très près le son original de H.B. Marvin des «early years» sur le titre "Wonderful Land"  :  https://YouTube/K9JzOCEzXnM

Voici ci-dessous un troisième modèle (modèle 3) qui apparaît assez rapidement en 1961. Encore différent de ses prédécesseurs, il abandonne le coffret bois pour un coffret métallique et sa façade remaniée est labellisée VoxEcho comme on peut le voir sur la publicité ci-dessous à gauche.

Cette fois l'origine Italienne de l'appareil s'affiche par l'indication (pour la première fois) sur le bas du panneau de commande «ECHOMATIC FRAMEZ», mais probablement badgée à la demande de Jennings Musical Industries. Toujours au même prix élevé pour l'époque de 85 £, elle comporte maintenant trois entrées au lieu d'une sur les modèles précédents, quatre têtes de lecture, un réglage mécanique de la vitesse de rotation par déplacement du galet d’entraînement sur l’axe conique du moteur.

Ci-dessous une très belle restauration de Piet Van Dort.

Nous avons de meilleures informations sur les produits MEAZZI à partir de 1962/1963. Après un transfert de siège social à Milan via Piati 4/6, les frères Meazzi vont maintenant abandonner progressivement le nom de Framez sous lequel ils avaient commercialisés depuis la fin des années 50, des guitares, des amplis, des micros, des accordéons, et bien d'autres choses. Surfant sur la vague rock et yéyé, ils vont proposer une gamme de plus en plus complète d'appareils pour les jeunes apprentis guitaristes qui constituent un nouveau marché florissant dans lequel l'industrie italienne très dynamique va s'engouffrer. Souvenons-nous des marques Eko, Bartolini, Crucianelli, Wandré, Welson, Semprini, etc ...

Désormais les systèmes à plateau magnétique vont disparaître au profit des machines à bande magnétique. Il est assez couramment admis que les plateaux entourés d'une bande magnétique de 1/2 pouce collée sur l'épaisseur du plateau manquaient de fiabilité à cause de l'usure rapide de cette bande qui n'était pas facilement ni rapidement remplaçable. D'autre part les têtes effacement enregistrement et lecture étaient montées sur un mécanisme un peu compliqué rendant leur réglage optimum en azimuth un peu délicat.

L'adoption du système à bande magnétique 1/4 de pouce simplifiait la construction et en abaissait le coût par la suppression d'une pièce importante en l'occurence le plateau en aluminium rectifié et équilibré, ainsi que des supports réglables des têtes magnétiques. Celles-ci étaient maintenant simplement vissées  sur la platine et réglées une fois pour toutes en usine et bloquées dans leur position par une couche de vernis rouge.

De nombreux modèles de machines à bande vont donc se succéder à un rythme important puis vont équiper des amplificateurs de sonorisation comme le Factotum, ainsi que des amplificateurs de guitare comme l'Ultrasonic.

En 1963, la nouvelle Echomatic PA 306 renoue avec le coffret bois, mais est équipée pour la première fois du clavier de présélection echo/halo/reverb/repet ainsi que du nouveau graphisme du panneau de contrôle qui restera le même pendant plusieurs années affichant à chaque fois le nom ou la référence du modèle. C'est aussi le premier modèle à bande magnétique a 6 têtes, à vitesse unique, avec la partie mécanique situé sur le dessus du coffret.

La même année sort le modèle factotum première génération qui est un amplificateur stéréo qui renoue avec le coffret métallique équipé de la partie écho de la PA 306. Il s'agit toujours d'un ampli tout lampes de 2x18 watts et rien qu'à apercevoir les trois transfos, on devine aisémment qu'il est d'un poids respectable. Petite nouveauté, le panneau de contrôle est maintenant de couleur noire avec les inscriptions sérigraphiées de couleur or, lui donnant une petite touche plus luxueuse. Toutefois quelques modèles ultérieurs conserverons un panneau blanc !

En 1964 la deuxième génération de factotum arrive sur le marché donnant encore une preuve s'il en était besoin du dynamisme des entreprises italiennes. L'amplificateur passe maintenant à 2 x 20 watts et le panneau de contrôle incliné pour une meilleure visibilité, est pourvu d'entrées au format jack 6,35 abandonnant les vieilles prises geloso peu pratiques. Mais la nouveauté principale est la platine réservée au mécanisme moteur/tête qui se trouve maintenant placée à l'avant et sous le panneau de contrôle. Cette platine est amovible facilitant ainsi le nettoyage des têtes et le changement de la bande magnétique.

Le panneau de contrôle est protégé par un capôt qui en position relevée est muni d’un éclairage très pratique en concert pour bien visualiser les commandes dans un environnement sombre. Toujours les cinq entrées sur trois canaux mais avec prises au format jack 6.35. Un gros vu-mètre “général control” situé en partie gauche du panneau de commande, permet de surveiller les fonctions vitales de l’ampli, l’état des lampes, etc….

A la fin de l'année 1964 les anciens boutons cannelés sont remplacés par des boutons “flèche” de couleur blanche, puis noire, et parfois rouges, avec une base dorée permettant d’un simple coup d’oeil de voir leur position.

La chambre d'écho proprement dite c'est-à-dire sans partie amplification, est communément appelée "Echomatic" PA 306. Il en existe cependant diverses déclinaisons suivant son niveau d'équipement, le nombre de têtes magnétiques, la présence ou non du clavier de présélection comme ci-dessous à gauche sous la référence PA 316, ou avec la dénomination "Echo Universal" ou "EchoAmateur" et "Echorama" référencé PA296 pour ces deux derniers qui étaient prévus pour fonctionner avec un module amplificateur externe.

La chambre d'écho modèle ECHOMATIC PA 306 à partir de 1964

L'un des distributeurs de la marque Meazzi en france est "Fratelli Crosio", encore deux frères Mario et Hector Crosio qui reprennent l'affaire familiale de fabrication d'accordéons de qualité en 1921. Quel jeune parisien ne connaissait pas le petit magasin de la rue René Boulanger à la vitrine toujours bien garnie .... C'est là que le leader de notre groupe achètera sa Meazzi vers 1965 ou 66.

Mais celle présentée ici est probablement apparue en 1963, elle est maintenant présentée en coffret métallique, avec pas moins de cinq entrées et six têtes de lecture, avec le clavier de présélections Echo - Halo - Reverb - Repet et une seule vitesse.

J'ai acquis cette Meazzi il y a une trentaine d'années, elle avait été stockée dans un sous-sol non chauffé donc humide, et était dans un triste état : très attaquée par la rouille elle ne fonctionnait plus.

Peu de renseignements étaient disponibles à cette époque ou internet n'en était encore qu'à ses balbutiements, et aucun schéma n'existait. Mais heureusement j'avais en point de comparaison celle d'un copain musicien et j'ai entrepris de la restaurer.

(Cette page de catalogue ci-dessous à gauche nous a été aimablement communiquée par Thierry Dupont)

 

La platine (photo 5) supportant les têtes et le moteur étant entièrement rouillée, tout a été démonté, pour décapage, puis remonté après remplacement des quatre switches et résistances (photo 2). Les deux guide-bande en laiton étaient litérallement limés à plat par le frottement de la bande magnétique, et j'en ai fait confectionner deux nouveaux par un ami tourneur.

Le moteur (photo 3) fixé à la platine par quatre longues entretoises s'est trouvé démonté de fait car les capots supérieur et inférieur sont également visés sur lesdites entretoises. Ce moteur est sans charbons et pratiquement inusable. Par contre son remontage est assez délicat et le rotor doit être soigneusement centré pour n'engendrer aucun frottement. Une fois remonté il tourne sans aucun bruit. Son axe droit entraîne un galet unique en caoutchouc sur lequel vient s'enrouler la bande magnétique qui se trouve ainsi entrainée à son tour. 

La section lampe comporte quatre 12AX7, une EZ90, et une EL84. Les deux potentiomètres visibles devant les lampes (photo 4)  règlent le taux de réinjection pour celui de droite, et le niveau signal direct/effet (wet/dry). Il faut souligner que leur position lorsque le coffret est remonté, les rends peu accessibles.

Je me suis aidé d'un schéma trouvé sur internet dont j'ai précisé quelques emplacements et qui vous rendra peut-être service.

Au chapître de la bande magnétique je recommande de les confectionner soi-même. La longueur de la boucle est pour mon modèle de 53 cm, toutefois il faut, compte-tenu de la chute due à la coupe en bizeau, prévoir plutôt 15 mm de plus. Il convient de faire toujours plusieurs essais pour trouver la dimension exacte qui peut varier légèrement de + ou - 5 mm, suivant la force de tension du ressort du tendeur de bande. Un peu trop large, elle risque de ne pas défiler régulièrement c'est-à-dire de patiner et de s'arrêter brièvement. Un peu trop petit et il sera difficile de l'insérer dans son chemin sans l'endommager. Une fois la bonne longueur trouvée, je vous conseille d'en faire plusieurs dizaines d'avance, car c'est assez fastidieux. Mais pour un même type de bande, j'attire vraiment votre attention sur une bande mal confectionnée (longueur exacte, placement et longueur du ruban adhésif) et dont les résultats à l'écoute peuvent varier considérablement, par rapport à une autre boucle de bande qui pouvait vous paraître identique au départ.

A PROPOS DES BANDES MAGNETIQUES

Un autre sujet est de savoir quel type de bande utiliser : les infos de Meazzi indiquaient à l'époque qu'il fallait utiliser des bandes à l'oxyde vert sans autre précision ...!  

De certaines sources il semblerait que les bandes originales Meazzi étaient de la bande AGFA  PEM 468, cependant d'après mes recherches cette référence semble n'avoir été introduite qu'à partir de 1973 selon le "magnetbandmuseum".

Il reste comme bandes magnétiques d'époque les Agfa PER (1961), PER 525 (1963), PER 555 (1963) cette dernière héritière de la précédente avec une couche d'oxyde legèrement plus épaisse, et PER 528 (1981).

La PER 525 avait une surface légèrement abrasive qui était prévue pour "nettoyer" les têtes et les passages de bande (source magnetbandmuseum). Pour qui a récupéré comme moi, une machine dont les têtes et les guide-bande en laiton étaient littéralement "limés" à plat, il ne serait pas étonnant que cette PER 525 ait été utilisée par Meazzi, sauf si le propriétaire n'avait jamais changé sa bande malgré une utilisation intensive.

J'ai souvent utilisé de la bande PER 528 dont il me reste une bobine achetée probablement dans les années 80, et qui était utilisée d'origine sur les machines Roland (RE201). Je vous renvoie aux photos jointes ....

Contrairement à un commentaire que j'ai pu également voir sur le net, pour la bande référence 555 qui aurait destinée spécifiquement à l'appareil factotum 555 ... c'est évidemment fantaisiste car cet appareil a été fabriqué à une époque ou cette bande ne l'était plus et c'est un pur hazard si les deux références sont identiques !

La signification des lettres correspondait par exemple pour la lettre P à des bandes à pigments en forme d'aiguilles longues, la lettre R ainsi que le chiffre 5 à des bandes dont le dos était imprimé en gris/blanc avec l'indication du fabricant, du type de type de bande et du numéro de lot de fabrication, facilitant leur identification dans les sociétés de radio-diffusion qui était les principaux utilisateurs de bandes magnétiques.

Mais probablement que d'autres bandes pourraient également faire le job ... et j'en ai essayé pas mal notamment de la Scotch 207 que j'utilisais pour mes magnétophones. A chacun de faire ses propres tests, en évitant les bandes trop fines, et en privilégiant quand même des bandes plus épaisses avec un dos mat, plus agripant, plutôt qu'un dos brillant risquant d'induire un patinage alléatoire surtout si la tension du ressort du pinch roller est faible.

Important  : si vous avez une machine de ce genre à réparer et que vous avez des têtes HS, ce qui m'est personnellement arrivé, il existe deux solutions : essayer d'en trouver  d'occasion ce que j'ai réussi à faire mais cependant c'est assez rare. Ensuite un fabricant de têtes magnétiques italien "PhotovoxTechnology" peut refabriquer votre tête HS pour Meazzi, Binson, Echorec sur demande : c'est ici https://www.photovoxtech.it/dettaglio.php?id_noticia=32  

Quelques photos de détails de la platine moteur/têtes.

Pour ce qui concerne l'électronique, et bien que mes connaissances en la matière soient presque nulles, j'ai remplacé les lampes et les composants condensateurs et résistances qui me paraissaient douteuses et j'ai réussi à la faire fonctionner.

Avec l'avènement des effets numériques et notamment de la gamme Alesis avec ses différents modèles de Quadraverb, ma Meazzi a été renvoyée au placard pendant plusieurs années. A sa remise en route en 2017 rien ne fonctionnait correctement et je l'ai donc confiée à un électronicien spécialiste des circuits à lampes, et donc la partie préampli a été remise en parfaite condition, aucun bruit parasite, souffle ou ronflement. Par contre le niveau réinjection était faible.

Profitant du confinement de 2020, j'ai donc recherché quelle pouvait être la cause et au bout de plusieurs semaines à comparer avec le plan et avec l'aide de mon ami Roger qui possède la même Meazzi que moi, nous avons trouvé que le câblage du potentiomètre de réinjection n'était pas bon. Après l'avoir rectifié selon le schéma j'ai retrouvé un volume de réinjection normal. Malheureusement après le remplacement de quelques composants, le fonctionnement est maintenant entachés de crachements dès  que l'on manipule un potentiomètre. Donc l'affaire est à suivre ...

Je vous laisse apprécier ci-dessous le fouillis de cette électronique d'antan !

J'allais omettre que le coffret métallique malgré une première réfection approximative, méritait un petit coup de jeune, et pendant que le chassis est démonté, j'en ai profité pour lui refaire une beauté et je l'ai repeint en gris plus foncé, malgré que la couleur d'origine était un gris aluminium. J'ai également remplacé les boulons, écrous, et vis.

 

Des catalogues accompagnés de deux tarifs datés de mai 1964 et octobre 1964.

 

Il s'agit de la génération d'appareils factotum et PA 306 "Echomatic" à coffrets métalliques vers 1961/1962, la gamme précédente avait des coffrets fabriqués en bois gainés vinyl.

Ces catalogues nous ont été aimablement communiqués par Henri Géniaux.

     

     

  

  

  

    

  

  

L'ère du transistor vers 1965 

Arrivée des modèles à transistors avec une tête de lecture supplémentaire. J'ai indiqué dans le titre "vers 1965" me fiant à la date du catalogue français ci-dessous. Toutefois il est très possible que l'apparition de l'utilisation du transistor chez Meazzi puisse dater de 1964.

Beaucoup se posent des questions sur l'utilité du gros vu-mètre situé en partie gauche de la façade de "Factotum All Transistors". Il y a une explication sous le titre "Fonctions du vu-mètre". Elle est à prendre avec précautions car ce n'est que la traduction des indications qui étaient déjà dans les catalogues des modèles à lampes. Par exemple  sous la rubrique : "Final A-B : zone verte du cadran sert pour contrôler le courant des lampes finales des amplificateurs A et B, et permet par conséquent de situer les lampes éventuellement épuisées ou défectueuses".... très utile pour un ampli "tout transistor" ... !

L'Echomatic PA 306 tout transistor

Le générateur d'écho PA 306 n'échappe pas lui non plus à la révolution technologique du transistor. Curieusement il conserve les dimensions généreuses du "factotum tout transistor" et qui excèdent les 36,5 cm du boitier tout lampes. Cela doit être bien vide à l'intérieur, et je pense notamment à l'emplacement du gros vu-mètre de contrôle du factotum ci-dessus, remplacé par un grand "M" doré.

Mais je suppose que par soucis de standardisation et donc de coûts pour l'entreprise, on a réutilisé en partie des éléments de chassis déjà disponibles pour d'autres produits.

Nous allons maintenant passer en revue les différents modèles d'amplificateurs proposés par MEAZZI

L'amplificateur modèle METROPOLITAN

C'est probablement le modèle que l'on rencontre le moins. Présentation en coffret bois gainé bicolore d'une petite puissance de 4 watts. Petite taille (imaginez que c'est à peine plus grand qu'un carton de boite à chaussures !), petit poids, petite puissance et probablement petit prix. Et petits haut-parleurs qualifiés de "dimensions moyenne" ....  logés dans un coffret de 35 cm de largeur.... Mais c'était assez fréquent au début de l'amplification à lampe l'époque d'avoir des amplis de la taille d'un petit poste de radio !

L'amplificateur de guitare modèle ULTRASONIC

C'est probablement le modèle que l'on rencontre le plus souvent en occasion. Il était primitivement présenté en coffret bois avec une puissance modeste de 12 watts, mais rappelons qu'un 12 watts lampes était quand même une puissance respectable au tout début des années 60. Il est doté d'un vibrato électronique. Il est présenté initialement avec un aspect "mallette de transport" muni d'un couvercle avec poignée.

En 1963 sa présentation va évoluer à plusieurs reprises, et il sera disponible en différentes versions "Spécial", "Complet" avec ou sans le module écho, et sa puissance passera également à 15 watts.

Autre évolution avec ce modèle "ULTRASONIC COMPLET 20" probablement vers 1967. Un joli modèle restauré qui s'est vendu près de 3000 €. La prise secteur a été remplacée. La platine semble également avoir été modifiée avec un positionnement et un système de fixation des deux têtes de lecture non original.

L'amplificateur modèle Paramount

Voici l'un des modèles le plus ancien de Paramount. S'il ne dispose pas d'effet incorporé, une pédale vibrato externe trouve ici sa place dans le coffret.

Ci-dessous voici deux évolutions du Paramount, la couleur noire ou verte cache un ampli à un seul HP à gauche plutôt minuscule, et à deux HP à droite. Le vibrato électronique a disparu

L'amplificateur modèle Concertorama

C'est le modèle haut de gamme dès 1962/63 chez Meazzi avec 18 watts annoncés, le plaçant d'emblée comme le plus puissant de la gamme. Le look de ce modèle catalogue est quand même très années 50 avec des pieds de meuble TV ... un ampli de salon en quelque sorte.

Cependant comme d'habitude chez Meazzi, il y a plusieurs modèles répondant au nom de "Concertorama". Le concertorama standard d'entrée de gamme, possèdant deux entrées micros seulement et dépourvu de vibrato électronique et de module d'écho

Le concertorama guitare (Chitarra) est un  modèle à deux canaux séparés et quatre entrées micro, plus une entrée vibrato, et auquel on a ajouté l'unité simplifiée d'Echomatic à bande bien connue maintenant, avec trois têtes magnétiques, une tête pour l'enregistrement et deux pour la lecture. On voit sur la photo ci-dessous les deux types de boutons utilisés, le plus ancien étant le bouton droit canelé de couleur  crème. Le bouton blanc à embase dorée a également existé en noir.

L'amplificateur modèle Olimpia 555

A la fin des années 60, suivant probablement la tendance, l'aspect des modèles se modifie comme en témoigne ce type 555 disponible en combo ou juste en tête d'ampli avec deux canaux et la platine echo avec deux têtes de lecture.

Ci-dessous la même désignation 555 pour un modèle assez différent qui perd sa dénomination "Olimpia". Il est maintenant présenté en version rack avec une poignée de chaque coté. En revanche, il ne dispose que d'un seul canal et d'une platine écho encore plus spartiate. que la précédente.

L'amplificateur de guitare modèle 666

Le modèle 666 reprend la même évolution que le 555 ci-dessus. D'abord présenté en combo assez classique, son aspect changera probablement vers les années 70 où nous verrons une bascule vers des modèles en présentation "rack".

Et ici le modèle 666 reprend le format d'une tête rack déjà vu sur le 555 avec deux poignées pour faciliter sa manipulation... C'est toujours un ampli bi-canal, mais le second est un canal vibrato. Il est équipé d'une unité d'écho différente de ce que Meazzi faisait depuis une décennie. Vous voyez sur les photos ci-dessous qu'il est équipé d'une cassette permettant l'utilisation d'une plus grande longueur de bande et donc d'user moins les têtes.

Le format tête rack est destiné à ce genre de stack assez impressionnant.

L'ANNEE 1972 SONNE LA FIN DE SEP (Sociéta Elettronica Palomba)

D'après le témoignage d'un ancien électronicien de SEP retrouvé sur le forum italien "Musicoff", la Societa Elettronica Palomba (SEP) qui fabriquait tout ou partie des produits Meazzi cesse ses activités en 1972 et toute la fabrication est transférée à Cologne chez Caldironi, chez qui ce technicien va aller travailler. Caldironi cessera lui-même ses activités en 1981.

Sans entrer dans des détails que je ne connais d'ailleurs pas précisemment, Meazzi et Caldironi vont se retrouver associés, du moins pour la commercialisation d'une nouvelle gamme de produits qui va prendre le nom d'M3emthree, et qui sera fabriquée par Caldironi. La signification des trois M de la marque serait "Meazzi Musica Milano".

La production M3emthree comprendra des amplificateurs et des chambres d'echos à bande avec des présentations assez diverses au fil des années. Plutôt bon marchées les gammes Jazz, Studio, seront déclinées en plusieurs puissances.

Modèle Studio

Entrée de gamme avec la série Studio 30 qui existait aussi en version Studio 40.

Modèle Gunner

La gamme moyenne est représentée par le modèle Gunner 50 (40w), Gunner 100 (60w), et Gunner 150 (80w). Tous trois équipés de deux canaux  avec trémolo, réverb et distorsion. Ci-dessous le Super Gunner 100 et le super Gunner 150.

Modèle Total

On s'aperçoit avec ces nombreuses déclinaisons d'un même modèle, ci-dessous le Total 100 qui représente le haut de gamme avec quatre HP, que M3emthree a tenté désespéremment au fil des années 70 en essayant en mettant au goût du jour ses produits, de conserver des parts de marchés qui lui échappaient face à la concurrence des produits japonais et américains. Ce modèle existait en 40 w (avec seulement deux HP), 60w et 100 w.

 

Le concept ampli + chambre d'écho cher à Meazzi est maintenu avec ce modèle nommé Factotom 743. Toujours deux canaux avec trois entrées sur chaque canal. Le module écho est maintenant à cassette.

Le MINIMAX ECHO est conçu pour être couplé à un mixeur, le tout d'une taille réduite.

L'ECHOFINDER ainsi que l'ECHO 9000 ci-dessous seront probablement les toutes dernières versions de machines à bandes produites par M3emthree. Elles sont toutes à vitesse variable, probablement à deux têtes de lecture, et le dernier modèle 9000 possède un vu-mètre.

Mais tous les efforts d'M3emthree pour essayer d'être au niveau des productions japonaises de chez Roland qui monte en puissance au cours des années 70, resteront peine perdue. Il n'est qu'à comparer l'aspect assez "cheap" des produits M3 avec les RE 201 qui étaient devenues à la fin des années 70 une référence en matière de chambre d'écho à bande.

La firme disparaîtra en 1981.

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